Comment mettre en page son récit de voyage

Aujourd’hui j’aimerais vous partager un projet qui a occupé bon nombre de mes semaines depuis le début de l’année, soit celui du montage d’un récit de voyage avec photos relatant l’expédition particulière de mon conjoint au Népal en 2019 pour participer au plus haut marathon au monde. Grâce à ce projet, le livre « Le marathon de l’Everest, une montagne de défis » est maintenant en vente.

Voir un extrait de la version imprimée sous forme de flip book.

Le manuscrit qui a d’abord été écrit par mon conjoint pour garder trace de ce voyage exceptionnel s’est transformé en projet de production d’un livre autoédité. Comme bien des auteurs, les labeurs se sont étirés sur quelques mois, mais le produit final a amené avec lui toute la fierté d’avoir réalisé quelque chose de bien spécial et de valorisant.

Aussi j’aimerais partager avec vous les 10 étapes de la démarche utilisée ainsi que quelques conseils pratiques qui vous permettront de faire aboutir un projet en livre autoédité.

 

1.   Le voyage

Bien qu’il soit possible de fouiller dans sa mémoire pour retrouver quelques traces significatives d’un voyage, du moins dans les premières semaines après son retour, il est toujours mieux de prendre le temps de relater les éléments clés lors du voyage lui-même. Ainsi un carnet de voyage et bon appareil photo sont les outils indispensables si l’on pense témoigner de son voyage au retour.

La prise de photos n’est pas à négliger. De ce côté, vaut mieux en avoir plus que pas assez. Pensez aussi à prendre des photos sous le format vertical de temps à autre, si vous avez l’habitude de les prendre généralement au format paysage. Selon l’ambiance que vous désirerez laisser au lecteur de votre futur récit, la mise en page pourrait nécessiter l’un ou l’autre de ces formats.

2.   Des souvenirs inestimables

Bien sûr, il convient de faire le ménage de ses souvenirs le plus tôt possible après le retour du voyage. Vous écrèmerez les photos fraîchement téléchargées sur votre ordinateur pour construire une collection regroupant les meilleurs clichés ou les plus significatifs à vos yeux. Par exemple, si vous êtes revenu avec 800 photos, vous pourriez en copier quelques unes dans votre dossier collection spéciale. Si vous vous retrouver avec 10 % des photos, il va sans dire que le choix de celles qui devraient normalement paraître au futur récit sera beaucoup plus facile à faire et à gérer.

Le récit du voyage doit également s’amorcer le plus tôt possible après le retour du voyage. Selon la durée du voyage, le récit pourrait prendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois à monter. Utiliser le traitement de texte de votre choix. Ne vous cassez pas la tête, faite avancer votre écriture tranquillement mais régulièrement (ex : 1 ou 2 heures par jour). Il faut penser que ce n’est qu’un premier jet, d’abord nécessaire pour extirper tous ces petits détails encore tous frais à la mémoire. Dans ce premier jet, le style d’écriture importe peu. Il ne s’agit pas non plus d’apporter les corrections grammaticales. Laissez-vous guider par l’aventure et le ressenti qui vous ont habité lors du voyage, mais assurez-vous de terminer l’aventure et d’inclure jusqu’au derniers moments après votre retour.

3.   Travail sur le récit

Un conseil : laisser reposer le récit quelques semaines avant de le reprendre pour le travailler plus en détail. Cela vous permettra d’avoir un léger recul par rapport à votre écriture et à son contenu.

Permettez-vous de reprendre la lecture de l’ensemble du récit. Vous pouvez à cette étape apporter toutes les corrections et reformulations nécessaires.

Pour se mettre dans l’ambiance du récit, il peut être intéressant de faire une première sélection des photos qui alimenteront le récit. Pour faciliter le repérage, notez aux endroits appropriés le numéro des photos qui devraient s’y trouver. Pour ma part, je suggère aussi de prendre le temps de faire un copier-coller de la photo à placer dans le segment de texte approprié. Avec l’outil Capture d’écran, placez les minuscules dans des tableaux à la fin des paragraphes concernés. Vous disposerez ainsi du numéro et de l’aperçu des photos sélectionnées.

Une fois le récit en place, il peut être plus facile de construire le texte qui servira d’introduction et de conclusion. N’oubliez pas d’inclure une section pour les remerciements d’usage.

4.   La révision : 3 étapes clés

Un conseil : changer les paramètres de votre traitement de texte pour présenter le texte à double interligne, si nous ne l’avez pas déjà fait. Cela facilitera grandement la relecture.

La première révision consiste à reprendre l’ensemble de la lecture à partir de la version électronique. Le plus facile est de fonctionner avec une version pdf qui facilite la relecture. Après chaque modification importante, réexportez une version pdf et reprenez la révision.

Une fois la version électronique satisfaisante, il s’agit de travailler maintenant à partir de version orale. Lorsque vous vous donnerez la chance de raconter votre histoire à voix haute, vous constaterez plus facilement certaines redondances ou certains accrocs qui auraient pu passer inaperçus jusqu’à maintenant.

Une fois la version orale satisfaisante, imprimez le récit recto-verso à double interligne. Vous pourrez noter les passages à corriger. Révisez aussi l’ensemble des photos pour vérifier qu’elles sont toujours pertinentes.

5.   Les problèmes courants

Il est important de corriger toutes les fautes qui pourraient se présenter dans le récit : orthographe, ponctuation, conjugaison, enchaînements, etc. Au mieux, profiter des services d’un service de révision professionnel.

Voici quelques points plus sensibles pour lesquels il faut redoubler de vigilance : les participes passés mal accordés, le pluriel des noms propres, les cédilles ou trémas oubliés, le pluriel des chiffres, le pluriel des couleurs, l’espace pour les signes monétaires. L’emploi de l’italique convient pour insister sur un mot ou pour souligner un mot de langue étrangère ; les guillemets sont réservés aux citations. Surveillez les tournures de phrases malhabiles, les accumulations de points d’exclamation ou de points de suspension. Souvenez-vous, une lecture agréable est une lecture fluide.

À ce stade-ci, vous pouvez sans problème profiter de lecteurs externes à votre projet si vous le désirez. Ils pourront sans conteste vous faire quelques suggestions ou recommandations d’usage.

Envisager de transférer votre récit dans un logiciel de mise en page seulement lorsque vous êtes entièrement satisfait de votre version de travail. Vaut mieux faire tous les travaux d’ajustement dans votre logiciel de traitement de texte régulier. Une fois le travail de mise en page amorcé, des modifications importantes pourraient s’avérer assez compliqué à mettre en place.

6.   Le logiciel de mise en page

Pour éditer un récit de voyage avec photo dans un format professionnel, vous pouvez recourir à certains services en ligne, tel que Blurb. Ce dernier fournit gratuitement le logiciel BookWright pour procéder à la mise en page de votre livre et propose ensuite de télécharger votre livre pour le mettre en vente à partir de leur plateforme. Tout est gratuit, vous n’avez qu’à débourser pour les frais d’impressions et de livraisons. J’ai déjà utilisé ce produit dans le cadre d’un autre projet.

Vous avez également la possibilité d’utiliser les logiciels tels que Publisher de Microsoft ou Indesign de la suite Adobe qui vous offre plus de flexibilité pour la mise en page et vous permettra d’exporter votre récit sous forme de pdf directement utilisable chez un imprimeur (avec marques de coupe). C’est l’option que j’ai choisie.

Après une semaine de formation sur la plateforme Youtube pour m’initier au logiciel Indesign, j’ai pu faire quelques recherches qui m’ont permis d’acheter un gabarit de la suite Adobe (27 $ US) pour donner une touche plus professionnelle à mon projet. Un fois le gabarit ajusté à mes besoins, je pouvais démarrer mon projet en toute confiance.

Pour ceux intéressés à Indesign, je vous recommande les vidéos sur la chaîne Youtube d’Emmanuel Carreia. Ils sont simples et faciles à suivre et vous donneront les bases utiles pour débuter avec ce logiciel.

7.   Le montage

Pour les besoins du montage, je vous suggère de préparer une version en texte brut de la version la plus aboutie de votre récit, en y retirant par exemple toutes les références photos qui ne seront pas incorporés dans les zones de texte.

Si vous disposez d’un gabarit de départ, la mise en place du texte et des images est relativement simple, bien que cela puisse nécessiter plusieurs jours pour compléter le travail en entier.

Que ce soit avec des logiciels comme BookWright ou Indesign, la clé du travail revient à faire couler le texte d’une zone à une autre grâce aux paramètres permettant l’enchaînement des paragraphes. Réservez plusieurs zones pour les images qui pourront être remplies avec les photos les plus significatives.

Une fois le montage terminé, n’oubliez pas d’ajouter une page sommaire en guise de table des matières, ainsi qu’un texte qui servira comme description au dos du livre, que l’on appelle la 4e couverture.

Pour vous ménager des mauvaises surprises, n’oubliez pas de sauvegarder régulièrement votre travail en cours.

8.   Les ajustements au montage

À ce stade-ci, la révision doit couvrir tous les aspects, tant la forme que le contenu. Vous pourrez exporter sous forme de pdf autant de révision que nécessaire. Débuter par la révision complète du contenu (incluant le texte, les titres de chapitre, les photos, etc), et poursuivez avec la révision complète des enchaînements de paragraphes pour vous assurer par exemple qu’il ne se trouve pas des mots orphelins sur le début d’une nouvelle page.

C’est le moment de vous assurer que tout a été mis en place correctement, tels que l’emploi de l’italique, les exposants, les titres de pages, les légendes sous les photos, etc.

9.   Demande du numéro ISBN

Si vous avez l’intention de vendre votre livre, vous pouvez demander un numéro ISBN pour le commercialiser. La procédure est assez simple et ne nécessite qu’une demande auprès de la Bibliothèque et Archives nationales du Québec. Vous trouverez toutes les informations sur leur site web. Vous pouvez faire cette demande de une à quatre semaines avant la publication de votre livre. Vous incorporerez ensuite ce numéro dans la version à imprimer.

Cette version imprimée devra aussi faire l’objet d’un dépôt légal. Encore une fois, la procédure est simple. Il s’agit de faire parvenir deux exemplaires de votre livre à la Bibliothèque et Archives nationales du Québec et deux exemplaires à la Bibliothèque et Archives Canada. Vous trouverez les formulaires à compléter directement sur le site web de ces organismes.

10.   Chez l’imprimeur

Une fois le travail bien abouti, vous pouvez extraire quelques pages du pdf final, par exemple avec l’outil en ligne ILovePDF, pour les soumettre à votre imprimeur en guise de test d’impression. Vous pourrez aussi discuter de la qualité du papier à choisir pour la couverture et les pages internes du livre. Votre imprimeur pourrait aussi vous donner quelques conseils judicieux pour faciliter l’impression.

Si vous êtes satisfait du test, permettez-vous de faire imprimer une première version (complète) du livre pour fin de vérification finale, avant de procéder à l’impression en plus grande quantité.

Et vous voilà prêt pour la diffusion !

En conclusion

En conclusion, la production d’un livre en autoédition est une expérience fort enrichissante. Voir évoluer son produit au fur et à mesure des étapes peut demander beaucoup de patiente, mais l’aboutissement du livre en format imprimé génère beaucoup de satisfaction.

Si vous vous engagez dans un projet similaire, j’espère que vous pourrez profiter de ces quelques conseils pour vous aider à la tâche. Si vous avez envie, laissez-moi un commentaire à ce sujet.

Pour commander une version imprimée du livre « Le marathon de l’Everest, une montagne de défis » – 30$ : info@psconception.com

Références

(1) Flip book « Le marathon de l’Everest, une montagne de défis »

(2) Logiciel BookWright de Blirb : https://fr.blurb.ca

(3) Formation Indesign de Emmanuel Carreia

(4) Bibliothèque et Archives nationales du Québec – services : https://www.banq.qc.ca/services

(5) Bibliothèque et Archives Canada – dépôt légal : https://www.bac-lac.gc.ca/fra/services/depot-legal

(6) ILovePDF : https://www.ilovepdf.com/fr

(7) Pour commander  : info@psconception.com

Note : Cet article n’est pas sponsorisé. L’auteur ne tire aucun revenu pour les marques et les produits cités dans cet article.

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