10 étapes faciles pour créer un diaporama

En cette période de confinement au Québec, liée à la pandémie créée par la propagation du virus de la Covid-19, j’ai décidé de faire plaisir à ma petite-fille (et à moi-même !) en lui préparant une vidéo pour souligner son 7e anniversaire. Comme la quarantaine ne nous permettait plus de  rapprochement physique, pour un bon moment du moins, j’ai décidé que celui-ci se ferait par la voie numérique.

Bien sûr le plan de travail n’était pas très bien défini au départ mais s’est concrétisé rapidement dès l’amorce du projet. Quand l’idée est apparue, je ne disposais que de trois semaines pour matérialiser le tout.

Une fois le projet terminé, j’ai réalisé combien étaient nombreux les outils que j’avais utilisés pour réaliser ce projet, et combien certains petits trucs techniques avaient facilité sa mise en place et m’avaient fait gagner du temps. J’ai donc eu envie d’en faire l’inventaire et de partager ces trucs avec vous pour offrir certaines pistes à ceux intéressés à monter un projet similaire, sans se compliquer la tête plus qu’il n’en faut.

Voici donc la démarche et les outils que j’ai utilisés pour réaliser mon projet.

1.   Une photo comme moment déclencheur

Ayant été inspiré au départ par une capsule vidéo Comment se cloner en photo (1) disponible sur la chaîne Youtube, j’ai eu envie de l’essayer pour préparer moi-même une telle photo. L’anniversaire de ma petite fille était l’occasion rêvée de lui envoyer des souhaits d’anniversaire rigolos.

Après m’être assurée que ma vieille caméra Canon EOS XTI (2) était bien fixée sur son trépied (3) devant la table de la salle à manger, j’ai dressé les couverts (napperons et tasses de café singulièrement disposés) pour accueillir quatre convives. Mon conjoint et moi avons ensuite joué aux personnages invités, que j’ai captés dans des poses différentes à l’aide de mon retardateur.

2.   Cloner des personnages sur une photo

La mise en scène étant réalisée, j’ai ensuite transféré ces images sur mon ordinateur (à l’aide d’un cable usb) pour les manipuler dans Photoshop Elements (4). Ce logiciel que j’ai reçu en cadeau avec une tablette digitale il y a quelques années, me permet de travailler avec une version simplifiée du logiciel Photoshop, et fait très bien l’affaire pour éditer des images et en faire des créations originales.

Toutefois, quand je cherche une façon plus rapide de détourer une image, j’aime bien utiliser le petit outil Photo Clip 8 de InPixio (5). C’est ce que j’ai fait pour extraire mes personnages que j’avais besoin de venir poser en double sur la photo initiale.

Pour terminer, l’ajout de petites images cocasses, avec chapeaux de fête et gâteau d’anniversaire, a apporté l’ambiance de fête recherchée sur cette photo.

Je savais que je pouvais me servir de cette photo comme carte d’anniversaire, il me restait maintenant à monter mon projet vidéo.

3.   La recherche dans les archives

Pour rendre mon projet vidéo intéressant pour cette jeune fille de 7 ans, je me suis donné comme objectif d’y incorporer du matériel de ses plus jeunes années, où elle se reconnaitrait, mais qu’elle n’avait eu que très peu l’occasion de voir auparavant. J’ai donc pris une ou deux soirées à fouiller dans mes archives photos et vidéos pour y sélectionner le matériel le plus pertinent, et de la meilleure qualité possible.

Comme je voulais que mon projet vidéo ne fasse au plus qu’une dizaine de minutes, j’ai limité ma sélection à une cinquantaine de photos et une quinzaine de vidéos. J’ai pris soin aussi d’enrichir ma sélection de matériel uniformément sélectionné pour chacune des années antérieures.

4.   Organiser les clips vidéo

Je savais que les bouts vidéo retenus dans cette sélection demanderaient à  être réarrangés par la suite pour ne faire apparaître que l’essentiel. J’étais donc contente de pouvoir utiliser le nouveau logiciel installé sur mon ordinateur ces derniers jours, Wondershare Filmora9 (6). La version d’essai du logiciel, par ailleurs très facile d’utilisation, m’avait permis quelques jours auparavant de monter un petit projet vidéo en guise d’initiation.  Son efficacité, m’avait alors convaincu d’acheter la version payante.

D’un clic de souris, le logiciel permet entre autre de séparer les bandes sonores de l’image vidéo très rapidement.  Il permet aussi de couper facilement les bandes vidéo pour ne conserver que les segments importants. Je me suis aussi amusé au passage à ajouter quelques ralentis sur certains clips. En bout de ligne, sa grande facilité d’utilisation m’a fait gagner du temps précieux dans la préparation de mon matériel.

Au total, une douzaine d’extraits vidéo ont été préparés (de moins de 15 à 20 secondes chacun), couvrant les moments de sa naissance jusqu’à aujourd’hui. Le plus incroyable, c’est que j’avais dans mes archives des extraits où l’on voyait l’enfant faire ses premiers pas, tout comme ceux de son jeune frère quelques années plus tard. C’était un cadeau inestimable. Tout comme ce petit extrait d’un message téléphonique laissé sur mon répondeur qui débordait de tendresse pour une enfant de 2 ans à peine !

5.   Monter le diaporama

Je travaille souvent avec différents logiciels de montage photos, mais SmartShow 3D (7) est celui que je préfère quand il s’agit de monter rapidement un diaporama de qualité avec des effets préprogrammés. Le montage peut être fait rapidement en sélectionnant un des modèles fourni dans la bibliothèque du fabricant. Parmi les modèles proposés, celui de « Little Angel » convenait parfaitement à mon projet.

J’y ai donc d’abord incorporé la sélection de photos retenues lors du tri précédent, tout en l’accompagnant d’une trame musicale choisie parmi l’inventaire fourni par le logiciel. Oublier les droits d’auteurs pour tout ce qui touche la musique est aussi un avantage non négligeable lorsque l’on pense diffuser son travail sur les réseaux sociaux !

Lors de mes premiers essais avec le logiciel, j’avais repéré le fait que le modèle automatisé présentait en répétition une dizaine de tableaux d’animations différents avant de répéter son algorithme pour la série de photos suivantes.  Ainsi, comme j’avais plusieurs photos, je pouvais m’attendre à ce qu’il y ait quatre ou cinq de ces répétitions.

J’ai donc pris soin, avant de les incorporer au logiciel SmartShow, de renommer mes photos avec des séquences numériques qui me permettaient tout simplement de prévoir dans quelle tableau seraient incorporées ces images. Ainsi, si un tableau présentait plus d’une photo sur le même plan, j’ajoutais un préfixe numérique qui me permettait de les grouper et de les séquencer convenablement. Par exemple, le préfixe « 1a » était destiné à l’image prévue au premier tableau, les préfixes « 2a, 2b » à celles prévues sur le second tableau, puisqu’elles étaient plus nombreuses, et ainsi de suite.

En offrant ensuite le contenu entier de ce dossier pour la création de l’animation préprogrammée de SmartShow, tout le matériel photo pouvait prendre place exactement où je m’attendais qu’il soit. Un temps précieux encore une fois de sauver.

6.   Incorporer les clips vidéo

L’étape suivante était donc pour moi d’ajouter dans le diaporama SmartShow les clips vidéo préparés avec Filmora9. Un jeu d’enfant ! D’un simple clic, j’ajoutais le clip vidéo à l’endroit désiré sur le montage et SmartShow se chargeait d’ajouter les transitions automatiques pour passer d’un tableau à l’autre.

Comme ces clips ajoutaient quelques minutes supplémentaires à mon projet vidéo, il m’apparaissait opportun d’ajouter des segments musicaux pour accompagner le tout. Pour ma part, j’ai choisi d’installer des répétitions de la trame musicale originale (02:19) pour accompagner l’ensemble de la vidéo.  Encore ici, je n’avais pas à me soucier de couper ou non le surplus musical pour le coordonner avec le diaporama, car SmartShow allait faire ce travail automatiquement lors de l’exportation finale du fichier média.

Par bonheur, je me suis aperçu, sans nécessairement avoir travaillé dans ce sens, que certaines fins de trames musicales se coordonnaient très bien avec le début de certains clips vidéo ajoutés, qui mettaient en scène des dialogues qui avaient avantage à se distinguer du fond musical. Je n’aurais pu souhaiter mieux ! Mais, même si pour certains clips la trame sonore musicale originale restait en arrière-plan, l’ensemble se prêtait merveilleusement bien au montage.

7.   La vérification par un tiers

Bien que j’ais pris soin de faire accorder chacune des pièces du puzzle avec minutie, je savais qu’un regard extérieur sur mon projet pouvait n’être que bénéfique. Comme prévu, le visionnement par un tiers (dans ce cas-ci mon conjoint) a pu mettre en lumière quelques améliorations à faire, notamment pour la durée totale à respecter.

Aussi pour capturer davantage l’attention de l’enfant, j’ai choisi de raccourcir chacune des animations de quelques secondes, sans perdre en efficacité; ce qui dans l’ensemble m’a fait gagner plus deux minutes sur le visionnement. Ainsi, le projet passait maintenant de 10 à moins de 8 minutes.

8.   Le transfert en ligne

Une fois le projet vidéo sauvegardé dans sa version haute définition (mp4), ne me restait plus qu’à l’envoyer sur ma chaîne Youtube (8). Bien certainement, un transfert de quelques minutes pour télécharger environ 250 Mo de données, mais bien réussi.

J’ai aussi choisi de créer une petite liste de lecture dans Youtube pour jumeler cette nouvelle production avec une autre créée quelques années auparavant. Ainsi, la nouvelle liste de lecture groupait donc maintenant deux productions « famille ». Un début pour un avenir qu’on ne connait pas !

Le long lien URL pour donner accès à cette liste de lecture comportait toutefois plusieurs paramètres et m’apparaissait bien inélégant pour être insérer dans une carte d’anniversaire. J’ai donc choisi d’utiliser Bitly.com (9) pour raccourcir cette adresse et lui donner une forme plus familière, personnalisée du genre « https : //bit.ly/mon-projet… ».

9.   La carte d’anniversaire

Comme le projet était destiné à être offert en cadeau pour l’anniversaire d’une enfant,  il faillait maintenant trouver un moyen de lui offrir tout en évitant les éléments techniques de la présentation.

L’idée d’insérer l’adresse URL de la vidéo dans une carte d’anniversaire était pour moi une solution facile à mettre en place avec le logiciel Canva (10) que je connaissais bien.

J’utilise cet outil depuis quelques années maintenant et il faut dire que l’ensemble des fonctionnalités offertes par la version gratuite me convient parfaitement. J’ai donc pigé dans les modèles proposés pour choisir une carte d’anniversaire qui faisait mon affaire. Après avoir remplacé la photo payante de ce prototype par ma photo clonée (à la première étape), et personnalisé mon message, il ne restait plus qu’à sauvegarder le travail.

Canva permet d’exporter sans problème en format image (jpg) ou document (pdf).  J’ai choisi de télécharger la carte d’anniversaire en format image.

À l’aide du logiciel de traitement texte Microsoft Word (11), j’ai ensuite incorporé cette carte d’anniversaire en image d’arrière plan, en utilisation la fonction « filigrane » du logiciel (Mise en page/Filigranes/Filigranes personnalisé…).

Aussi, puisque l’adresse URL (https : //bit.ly/mon-projet…) devait être activée par un clic de souris, j’ai choisi de l’ajouter dans la partie texte du document word, de telle sorte qu’elle apparaisse au bon endroit par rapport à l’image en arrière-plan. Le document pouvait maintenant être sauvegardé en format PDF.

10.   L’envoi du courriel

Après m’être assurée que tout était conforme et fonctionnait comme prévu dans mon lecteur Acrobat Reader (12), j’ai finalement utilisé mon service de messagerie (13) pour l’envoi de courriels.

J’ai donc préparé deux messages. L’un d’abord destiné à la mère, et le second à l’enfant (mais bien entendu livré à l’adulte). Aussi l’enfant était invité à lire son message avec son parent, et à cliquer sur l’image jointe au message pour « découvrir son cadeau surprise ». Je m’amusais à l’avance à imaginer les sourires dessinés sur son petit visage !

En conclusion

Ce projet a été pour moi un moment de pur bonheur. Et à voir les réactions qu’il a suscitées chez les intéressés par la suite, je ne peux que me réjouir de chacune de ces minutes investies pour le réaliser.

J’espère simplement que ces quelques notes puissent vous inspirer à votre tour et vous aider pour la réalisation de vos futurs projets.

Et surtout, ne perdez pas espoir, car même en période confinement, il reste toujours possible de garder le contact avec les personnes qu’on aime. Créer vous aussi votre projet photo ou votre projet vidéo et laissez aller votre imagination et votre créativité ! Vos proches ne vous en seront que plus reconnaissants.

Références

(1) Comment se cloner en photo : https://www.youtube.com/watch?v=N1lhp51W6rQ

(4) Photoshop Elements : https://www.adobe.com/ca_fr/products/photoshop-elements.html

(5) InPixio Photo Clic 8 : https://www.inpixio.com/fr/

(6) Wondershare Filmora 9 : https://filmora.wondershare.com/fr/logiciel-montage-video/

(7) SmartShow3D : https://www.diaporama-3d.fr

(8) Youtube : https://www.youtube.com/

(9) Bitly.com : https://bitly.com

(10) Canva : https://www.canva.com/

(11) Microsoft Word : https://products.office.com/fr-ca/word

(12) Acrobat Reader : https://acrobat.adobe.com/ca/fr/acrobat/pdf-reader.html

Note : Cet article n’est pas sponsorisé. L’auteur ne tire aucun revenu pour les marques et les produits cités dans cet article.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :